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Comment parler de ce livre de Jean-Paul DUBOIS ?

Comment bien parler de ce livre de Jean-Paul DUBOIS ?

Pfff...

 

Ah, j'y suis! Peut-être commencer par dire comment je l'ai choisi à la bibliothèque?

C'était le seul livre de JPD qui était en rayon et que je ne connaissais pas...

Et puis, je voulais lâcher les David LODGE et autres Jonathan COE qui, en ce moment, sont trop en prise directe avec ma crise de la trenteneuvaine...

Quelqu'un que je connais bien dirait que c'est trop "confrontant"...

Il me fallait changer de registre, changer de style littéraire, changer de questionnement!

Je me suis dit qu'avec l'histoire d'un mec qui est le seul rescapé d'un accident d'ascenceur, j'étais sur une piste sérieuse...

 

Seulement voilà, y a eu un os... Et de taille...

C'est encore et toujours la même histoire!

Alors à MPP qui me demande régulièrement, soucieuse : "tu es sûre que c'est bon pour toi, en ce moment, de lire ce genre de bouquins?", je veux adresser des paroles rassurantes.

Savoir que, ce je ressens au milieu de mes collègues de travail, de ma famille, au milieu des AUTRES de manière générale, est quelque chose de commun, oui, ça me fait du bien. Ça dédramatise le concept de crise de la trenteneuvaine.

 

"Je suis fatigué Anna.

Fatigué de voir que tu ne comprends rien à rien, que tu ne vois rien.

Tu m'emmerdes avec tes alarmes et tes univers à "haut potentiel".

Je ne comprends plus rien à ce que tu dis, ni à ce que tu vis."

Ça, ce pourrait être une dédicace à la direction de l'établissement public qui m'emploie...

 

"Je me demandais comment des animaux soumis à de telles variations, à de pareilles influences, parvenaient à rester stables, disponibles et à nous garder une part de leur confiance. Je voulais croire que cela tenait à la configuration de leur mémoire qui possédait peut-être cette capacité à dissoudre l'écume des jours, à oublier ce qui n'était pas essentiel, à cultiver cette aptitude à renaître chaque jour, à repartir de zéro."

L'instinct de survie et l'instinct de vie, de vivre coûte-que-coûte, un jour après l'autre, qui animent certaines personnes sont une inspiration et une aspiration permanente pour moi.

 

Voilà.

je ne sais pas si j'ai bien parlé du roman de Jean-Paul DUBOIS, mais je vous en dit ce qui me reste après avoir refermé le livre.

Et s'il fallait encore vous convaincre de le lire, je pourrais rajouter que sous un auteur toulousain se cache un britannique tout droit sorti d'un épisode de l'inspecteur Barnaby avec un style tellement fin, qu'on le dirait ciselé, une richesse de vocabulaire incroyable...

Vous serez donc emportés à coups de "superfétatoire", de "pensum", de "notions absconses", de "matutinal", de "sycophante", d'"accent batave", de "vêtures"...

J'en passe et des meilleurs... Vous n'en êtes qu'à la quinzième page...

 

JPD, si tu me lis : j'te kiffe GRAVE!!!

 

Edith.

 

PS : du coup, je n'ai plus aucun complexe à me replonger dans les écrits de Jonathan COE... Téléguidée je suis...