Je n'arrivais plus à sortir de ma caverne...

J'y étais bien au chaud tous ces derniers mois, bien à l'aise.

J'ai pu regarder à l'intérieur de moi, jusqu'au fond de ma tête, de mon corps et de mon coeur (et croyez-moi si je vous dis que c'est un dédale de galeries...).

J'ai pu regarder mes enfants, j'ai d'ailleurs usé un peu prématurément mes rétines à les regarder grandir.

J'ai pu regarder la beauté de la nature.

J'ai pu regarder la vie et puis, 

j'ai beaucoup regardé les autres.

Bon, juste là maintenant, j'ai pas franchement envie de dire que c'était d'un intérêt particulier de regarder les autres, ni que ça m'a apporté grand chose. J'aurais même pu reposer un peu mes rétines et mes oreilles ces derniers jours plutôt que d'assister à tout ça, et à tous ces trucs insupportables qui s'ensuivent. J'ai même plus envie de pleurer mais j'ai une nausée, une nausée qui te soulève le coeur et les tripes à chaque fois que tu croises les mots d'un connard de politique!

Et pour le coup! Je sors de ma caverne!

Et je vais parler!

Attention, ça va être long, ça va être chiant, mais ça va faire du bien car je compte bien dire des trucs vrais, des trucs militants, des trucs beaux, des trucs vivants quoi!!!!!!!

 

Aujourd'hui, je vous balance ce poème de Jacques PREVERT publié en 1946 dans PAROLES.

Parce qu'il me trottait dans la tête et dans le coeur depuis longtemps(merci Andréa pour la découverte), parce qu'il fait écho à tout ce que je vis dans ma flamboyante 39ème année et enfin, parce que les femmes...

Sont les femmes!

 

JE SUIS COMME JE SUIS (extrait)

 

Je suis comme je suis

Je suis faite comme ça

Quand j’ai envie de rire

Oui je ris aux éclats

J’aime celui qui m'aime

Est-ce ma faute à moi

Si ce n’est pas le même
Que j’aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi


Je suis faite pour plaire
Et n’y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu’est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Qu’est-ce que ça peut vous faire


Ce qui m’est arrivé
Oui j’ai aimé quelqu’un
Oui quelqu’un m’a aimé
Comme les enfants qui s’aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n’y puis rien changer.

 

C'est écrit par un homme; ça parle d'une femme qui se connaît et s'accepte telle qu'elle est; bon, ça parle aussi d'une femme qui vit de son corps. Mais moi, ce que j'en retiens, c'est la puissance de la sincérité.

Tchô!

Edith.

 

PS : et pour ceux et celles qui aiment les femmes qui en ont :

Juliette Gréco: Je suis comme je suis (Live 1965)

http://www.dailymotion.com/video/xnoa10_juliette-greco-je-suis-comme-je-suis-live-1965_music